Article vedette du mois : ce que les couples non mariés doivent absolument prendre en compte lors de l’achat d’un bien immobilier
Des millions de couples en Allemagne vivent ensemble sans être mariés. Si cette situation peut présenter de nombreux avantages, plusieurs points sont à prendre en compte lors de l'achat d'un bien immobilier en commun afin de garantir qu'aucun des partenaires ne soit désavantagé en cas de séparation ou de décès de l'un d'eux.
Alors que les couples mariés vivent généralement sous le régime de la communauté de biens, les couples non mariés ne bénéficient d'aucune sécurité juridique et, par conséquent, d'aucune égalisation des biens. Un contrat de partenariat ou la création d'une société civile (GbR) peut prévenir les problèmes et éviter bien des complications.
En règle générale, la propriété est déterminée par l'inscription au registre foncier. Par conséquent, les noms des deux associés doivent y être inscrits. S'ils ont contribué différemment à l'acquisition, au lieu d'un partage à parts égales (50/50), une répartition des parts de deux tiers pour un tiers ou, par exemple, de 90 % pour un tiers pour un tiers, peut être enregistrée.
accord de partenariat ou d'actionnaires
Les dispositions relatives à une éventuelle séparation peuvent être convenues dans un contrat de société notarié ou dans le contrat de société d'une société en nom collectif (SNC). Ce contrat peut stipuler si le bien sera vendu, qui devra quitter les lieux en cas de séparation et le montant de l'indemnité que l'associé conservant le bien devra verser à l'autre. Il prévoit également la prise en compte des travaux réalisés par un associé lors de la construction ou de la rénovation du bien.
Enfin, afin de prévenir une dépréciation du bien due à une vente forcée, le contrat doit prendre en compte au mieux les intérêts des deux associés. Il est donc conseillé de consulter un notaire dès le début de la procédure.
Contrat successoral et droit de résidence à vie
Parmi les éventualités à prendre en compte figure le décès de l'un des conjoints. En l'absence de testament, les enfants biologiques du défunt ou leurs parents héritent de leur part respective du patrimoine. Même si le conjoint est mentionné dans le testament, les proches parents ont droit à une part légale, sauf s'ils y renoncent volontairement. Cette part légale correspond à la moitié de ce qu'ils auraient reçu sans testament. Autrement dit, si le conjoint décédé possédait la moitié du patrimoine, les héritiers reçoivent un quart.
L'administration fiscale prélève également une part importante de l'héritage des couples non mariés. Alors que l'abattement fiscal sur les successions pour le conjoint survivant est de 500 000 €, ce dernier n'est que de 20 000 €.
Notre conseil : Un droit d’usufruit viager sur le bien permet au conjoint survivant de continuer à l’utiliser exclusivement, même si des membres de la famille en sont copropriétaires. Cela permet également d’éviter les droits de succession.
Sources : anwalt.de, ratgeber.immowelt.de, nanz-frage.net, anwaltsauskunft.de, wz.de, haufe.de